RGAA : 10 règles d’accessibilité pour votre site internet

Un décret paru au Journal officiel le 25 juillet 2019 précise que toutes les entreprises de plus de 250 millions de chiffre d’affaires doivent désormais offrir des services en ligne accessibles aux personnes en situation de handicap, et ce en tenant compte des différents types de handicap existants.

Les PME et TPE sont aussi concernées car de futurs décrets pourraient étendre progressivement cette exigence d’accessibilité aux petites entreprises.

Le RGAA référentiel général d’accessibilité pour les administrations a pour but d’encadrer l’accessibilité des contenus numériques et se base sur les normes internationales d’accessibilité, les Web Content Accessibility Guidelines (WCAG) 2.0 qui prévoit que les contenus Web doivent être « perceptibles, utilisables, compréhensibles et robustes ».

Pour vous aider à mettre votre site internet en conformité avec le RGAA, nous avons choisi 10 critères sur les 187 prévus qui nous semblent incontournables.

1. Respecter les balises titre et les sous-titres des pages

Votre site comprend des balises titres de type H1 fort utiles pour Google. Mais, comme les personnes malvoyantes ne peuvent pas voir cette mise en forme, il faut donc revoir la structure de vos pages pour qu’elles soient restituées vocalement ou en braille. Le RGAA exige également une hiérarchie sans interruption dans les balises titres, (pas de H3 sans H2 avant). Cette organisation est déjà préconisée par Google pour référencer votre site.

2. Renforcer les couleurs et les contrastes

Afin d’optimiser la lecture pour les personnes daltoniennes ou malvoyantes, il est conseillé d’optimiser les contrastes entre le texte et l’arrière-plan. Vous pouvez utiliser des outils spécifiques comme Colour Contrast Analyser par exemple. Cet utilitaire graphique vous permet de modifier les contrastes et couleurs d’un texte et de son arrière fond pour en améliorer la lisibilité.

3. Permettre la lecture des images

La norme RGAA exige que toutes les images importantes de votre site doivent bénéficier de balises ALT renseignées. Ces contenus vont permettre aux personnes malvoyantes, grâce à  un système d’audio description, de comprendre le sens de chaque image. On a déjà vu l’importance de ces balises en matière de référencement qui permettent de bénéficier d’une alternative texte lorsque le navigateur n’affiche pas les images.

4. Permettre le réglage de l’affichage des textes

Vous devez offrir à vos visiteurs la possibilité d’agrandir le corps des polices de caractères sans perte de lisibilité et d’information. Pour être conforme au référentiel d’accessibilité, vos contenus doivent rester lisibles avec une taille du texte augmentée à 200 %.

5. Prévoir un plan du site

Un sitemap est un fichier qui contient des informations sur les pages, vidéos et autres fichiers présents sur votre site, et dans lequel vous indiquez les liens entre ces fichiers. Google se sert de ce fichier pour explorer plus intelligemment votre site.

La norme RGAA recommande l’utilisation d’un sitemap pour rendre accessible l’ensemble de la navigation de votre site.

Il existe de nombreuses façons de créer un sitemap. La plupart des CMS proposent les outils nécessaires pour créer un sitemap. Sinon, vous pouvez utiliser un générateur de sitemap, puis télécharger le fichier à la racine de votre serveur via un programme FTP et le soumettre à Google.

6. Comprendre une vidéo ou un média audio sans le son

Dans le cadre de la création des contenus, afin de faciliter la lecture des fichiers audio aux personnes sourdes et malentendantes, vous devez prévoir une version écrite de ses contenus. Pour les fichiers vidéo, il faut prévoir des sous-titres qui pourront être activés ou désactivés depuis le lecteur vidéo. Les sous-titres sont disponibles sur les vidéos si l’auteur les a prévus. Sinon, sur certaines vidéos, YouTube les fournit automatiquement.

7. Naviguer à l’aide du clavier

Si l’internaute ne peut pas utiliser la souris de son ordinateur, il doit être alors possible pour lui de naviguer sur le site sans utiliser la souris à l’aide de la navigation par tabulation. Cela lui permet de se déplacer d’élément en élément. Un élément étant soit un lien soit une zone de formulaire (champ texte, liste déroulante, case à cocher, etc.)

8. Prévoir des formulaires qui indiquent un contrôle de saisie

L’utilisateur malvoyant doit pourvoir être alerté si les champs d’un formulaire sont incorrects ou incomplets. Il doit aussi comprendre quels sont les champs obligatoires.

9. Comprendre les langues

Le RGAA doit permettre à l’utilisateur de savoir dans quelle langue les contenus du site sont proposés, et, s’il s’agit d’une langue étrangère ce dernier doit pouvoir bénéficier d’un système d’assistance pour comprendre les messages.

10. Être conforme aux règles W3C

Le W3C est un organisme à but non lucratif créé en 1994 dont le but est de standardiser un les langages web afin de garantir un maximum de compatibilité des sites internet et des navigateurs à travers le monde. Un site web doit donc répondre aux règles du W3C. Pour respecter les règles du RGAA il faut aussi être conforme aux règles du W3C.

En résumé, en respectant les règles du RGAA, vous facilitez l’accessibilité de votre site web aux personnes en situation de handicap mais, comme Google favorise les sites qui respectent les règles RGAA, vous optimisez également votre référencement.

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2020-05-05T14:41:10+01:00 5 mai 2020|0 commentaire